|
|
 |
Manœuvres villageoises et interventions ruerales
|
Interventions sporadiques
au centre-ville de Québec
Du mercredi 11 au
dimanche 15 octobre
Gratuit
Information : 649-0999 |
|
 |
 |
 |
|
|
| |
La manœuvre se déploie dans le tissu social, elle s’y appuie pour réaliser son projet. Elle se présente comme une tentative de travailler avec un matériau inusité, qui est le citoyen lui-même. La manœuvre se concrétisera par une adéquation de sensibilité entre artistes et citoyens. En ce sens, voici un art qui risque à chaque fois de ne pas exister et surtout de ne pas être vu de manière habituelle. Déjà, par leur dispersion dans la ville, ces interventions ruerales reposent sur une occupation intrusive du paysage humain. Nous avons convié les artistes manœuvriers à travailler au centre-ville. Dans ce confinement géographique quand même assez vaste, vous aurez la chance de croiser l’un ou l’autre des projets en cours de réalisation.
Christian Barré (Montréal)
La possessivité |
 |
Claudine Cotton (Saguenay)
Maladie d’amour
|
 |
 |
Christian Barré vit et
travaille à Montréal.
Il possède une
maîtrise en arts de
l’UQAM. Il a participé en 2004 à la Biennale de Montréal
(invité par Artexte), a pris part en 2005 à la Manif d’art 3 de Québec et fut un des exposants de Territoires urbains présenté au Musée d’art contemporain de Montréal à la
fin 2005. Sa pratique sauvegarde l’originalité et
l’irréductibilité du rapport avec autrui. Son projet est une manœuvre. Quelle rencontre nocturne ferez-vous à la sortie d’un restaurant ? Surveillez vos arrières, la jalousie rôde.
Christian Barré propose des mises en scène où faux et vrais couples se retrouvent entraînés dans de tumultueuses crises de possessivité féminine. La rue devient la scène d’un cruel manège où
vous pourriez être entraînés.
|
|
|

Se couvrir,
Cardiff, 2003 |
 |
Il existe un trouble qui suscite le bonheur. Une maladie
délaissée, guère estimée dans notre société où la solitude
constitue la norme. Attention ! Il est vrai que le trouble en
question peut être dur pour l’ego, peut rendre émotif et même
émouvant. C’est justement pour ces raisons qu’à l’aide d’une mélodie envahissante, Claudine Cotton désire répandre ce beau virus, en faire une obsession, un véritable poison.
Artiste multidisciplinaire, Claudine Cotton vit au Saguenay. Privilégiant la manœuvre et l’installation, elle procède par
transactions poétiques et effleurements de l’autre, autant
pour nourrir ses projets que pour permettre leurs hybridations,
voire leurs détournements. Depuis 1992, son travail a été
présenté à titre individuel ou lors d’événements collectifs au
Québec, au Canada et en Europe. Elle est l’un des membres
fondateurs des ateliers d’artistes TouTTouT et du centre
d’artistes LOBE.
|
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
Cindy Dumais (Saguenay)
Couronnements et mises en pièces
|
 |
Noïzefer CWU (Sherbrooke)
Diagnostic de l’affectivité bruyante
|
Le début de la féminité TOME II,
Baie-Saint-Paul, 2006 |
 |
Cindy Dumais est née à Dolbeau au Lac-Saint-Jean et travaille à Chicoutimi depuis 1998. Elle détient une maîtrise en création de l’Université du Québec à Chicoutimi.
Membre des Ateliers TouTTout depuis 1999, son travail
est multidisciplinaire et traverse diverses sphères
d’activité, de l’art à l’enseignement, de l’organisation de
manifestations artistiques à l’édition, jusqu’au graphisme.
couronnements et mises en pièces
plasticité psychique
contraction d’un temps réel lent
carcasse traînée
tête-étau
compression
je ne vois aucune raison de rester avec moi
relâchement
jambes ankylosées
extrémités prolongées
mains ou pieds
têtes et troncs
oreille congestionnée : signal écoute
gorge enflée : signal rien oublier
tu n’as pas appris la leçon mon oeil sorti de son orbite je vois l’espace l’air me guide dans
ce qu’il y a de plus lourd l’air matière l’air solide l’air pesant
présences primordiales dictées dans l’oreille acouphène car
l’autre congestionnée sourde
|
|
|
 |
 |
Noïzefer (CWU), actuellement basé à Sherbrooke, est composé de Tanya St-Pierre, alias DЯTAИЯ (artiste), et Philippe-Aubert Gauthier (artiste et acousticien). Noïzefer (CWU) revendique le droit d’exister, cabriole parmi les déchets en vaquant à des
jeux sordides, lie des tensions, incarcère quelques lyrismes
criards, courtise l’incertitude, exhibe ses offensives aux effluves du jour, encense, touche et obstrue les allers puis les venues sur quelques pavés usés, caresse, encrasse puis casse des oreilles.
Le diagnostic de l’affectivité bruyante est établi chez le patient Noïzefer (CWU) par le DTA et ses collègues de l’Absurdus
Medecina Hospitalis. Noïzefer (CWU) est peut-être l’individu
à éjecter : celui qui devient, frappé de maladie, le porteur
accidentel de l’essence des pathologies et qui interfère, par
l’exercice et l’existence de son humanité (tel un accessoire
nuisible, objet de transit ou d’expression d’une essence
morbide), entre la nature du maladif à connaître et le
développement classificateur du savoir.
|
|
|
 |
|
|
 |
|
|
 |
|